Le Livre brisé : Serge Doubrovsky

Le Livre brisé : Serge Doubrovsky

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Publié chez Bernard Grasset, 1989, 416 pages
ISBN 9782246386315

Le 8 mai 1985, Serge Doubrovsky décide d'entreprendre une sorte de journal. Premier choc : il ne se rappelle plus son premier amour.

A peine commencé, ce journal est interrompu. Par la présence de sa femme qu'exaspère le rappel des amours passées de son mari. Elle exige d'être au centre de son livre, et le défie de relater, à nu et à cru, leur roman conjugal.

Serge est un juif français de cinquante ans, marié à une Autrichienne protestante d'une vingtaine d'années et ils vivent en Amérique, zigzaguant entre trois langues, deux continents et ses deux filles à lui...

D'emblée, le livre se brise en deux. Dans la première moitié, le journal même de l'auteur qui est sa version fin de siècle de la Nausée, où il explore sa solitude. Dans l'autre moitié, sa femme fait irruption. Se déplie alors le roman conjugal. Doubrovsky raconte tout, de A à Z, de l'aube éblouie aux zizanies de l'enfer.

Soudain, à la veille du dernier chapitre, Ilse meurt. (Maladie ? Suicide ?) Bouleversant Doubrovsky : « Entre mes mains, mon livre s'est brisé, comme ma vie. Je me suis alors aperçu, avec horreur, que je l'avais écrit à l'envers. Pendant quatre ans, j'ai cru raconter, de difficultés en difficultés, le déroulement de notre vie, jusqu'à la réconciliation finale. Mon livre, lui, à mon insu, racontait, d'avortements en beuveries, l'avènement de la mort. »

Serge Doubrovsky appelle son livre une « autofiction », dans la mesure où la seule matière qu'il brasse est celle de sa vie : pas de différence entre cette vie et son livre que les métamorphoses du verbe qu'il manie. Magistral. Un livre comme on n'en voit jamais.